AccueilCollege4emeLa mondialisation des echanges
🌐
Chapitre 2

La mondialisation des echanges

Les flux commerciaux, financiers et d'information qui connectent le monde.

6h 4eme

Objectifs du chapitre

  • Comprendre ce qu'est la mondialisation
  • Identifier les differents types de flux
  • Connaitre les acteurs de la mondialisation
  • Analyser les inegalites de la mondialisation

Plan du cours

I. La mondialisation, c'est quoi ?

La mondialisation désigne l'intensification des échanges et des interdépendances à l'échelle planétaire. Ce n'est pas un phénomène nouveau : les Routes de la soie reliaient déjà l'Asie et l'Europe au Moyen Âge. Mais elle s'est accélérée depuis les années 1990, avec la chute du mur de Berlin (1989), l'essor d'Internet et la baisse des coûts de transport (conteneurs). Aujourd'hui, une chaîne de production peut impliquer des dizaines de pays : un iPhone contient des composants de Chine, Corée, Japon, États-Unis... Les économies sont devenues interdépendantes : une crise financière aux États-Unis (2008) ou une pandémie en Chine (2020) affecte le monde entier.

II. Les flux de la mondialisation

La mondialisation se manifeste par différents types de flux. Les flux de marchandises ont explosé : le commerce mondial a été multiplié par 30 depuis 1950. Le conteneur (inventé en 1956) a révolutionné les transports, permettant de déplacer des biens à très faible coût. Plus de 90% du commerce mondial passe par la mer. Les flux de capitaux sont encore plus massifs : investissements, prêts, achats d'actions circulent instantanément grâce à l'informatique. Les bourses de New York, Londres, Tokyo sont connectées 24h/24. Les flux d'informations sont devenus quasi gratuits et instantanés : Internet, réseaux sociaux, médias internationaux créent un "village global". Enfin, les flux humains augmentent : 280 millions de migrants internationaux, 1,4 milliard de touristes par an (avant COVID).

III. Les acteurs de la mondialisation

Plusieurs acteurs structurent la mondialisation. Les États fixent les règles (ou les abolissent : accords de libre-échange, zones franches). Les organisations internationales régulent les échanges : l'OMC (commerce), le FMI (finance), la Banque mondiale (développement). Les firmes transnationales (FTN) sont les acteurs clés : Apple, Toyota, Nestlé, Amazon produisent et vendent dans le monde entier. Les 100 plus grandes FTN réalisent un chiffre d'affaires supérieur au PIB de nombreux pays. Les villes mondiales (New York, Londres, Tokyo, Shanghai, Paris) concentrent les centres de décision : bourses, sièges sociaux, organisations. Les individus participent aussi : migrants qui envoient de l'argent à leur famille, touristes, consommateurs qui achètent des produits du monde entier.

IV. Gagnants et perdants

La mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté, surtout en Asie (Chine, Vietnam, Inde). Les pays émergents ont profité de l'accès aux marchés occidentaux pour s'industrialiser. Mais il y a des perdants : ouvriers des pays développés victimes des délocalisations, paysans du Sud écrasés par la concurrence, pays les moins avancés marginalisés. Les inégalités mondiales persistent. La mondialisation est contestée : altermondialistes dénoncent l'exploitation, populistes appellent au protectionnisme. Le COVID-19 et la guerre en Ukraine ont révélé les fragilités des chaînes d'approvisionnement mondiales. On parle de "démondialisation" ou de "relocalisation". Mais les échanges restent massifs : le monde est plus interconnecté que jamais.

Notions cles

mondialisationfluxFTNOMCconteneurville mondialeinegalites