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Crise au Sahel

Zone instable

Instabilité chronique au Sahel : terrorisme, coups d'État, et retrait des forces occidentales.

Début : 2012
Afrique de l'Ouest

Parties impliquées

MaliNigerBurkina FasoGroupes jihadistesFrance (ex)Wagner/Russie

Contexte

Depuis 2012, le Sahel est en proie à une crise multidimensionnelle : expansion des groupes jihadistes (AQMI, État islamique), coups d'État militaires (Mali 2020-2021, Burkina Faso 2022, Niger 2023), et tensions avec les anciennes puissances coloniales. La France a retiré ses forces (Barkhane, Serval) au profit de partenariats avec la Russie.

Enjeux géopolitiques

  • Lutte contre le terrorisme jihadiste
  • Stabilité politique et gouvernance
  • Développement économique et pauvreté
  • Influence française vs russe
  • Migrations vers l'Europe

Conséquences

  • Déplacements massifs de populations
  • Expansion des groupes armés
  • Rupture avec les partenaires occidentaux
  • Arrivée du groupe Wagner
  • Création de l'Alliance des États du Sahel (AES)

Chronologie

2012
Rébellion touarègue et prise du Nord-Mali
2013
Intervention française (opération Serval)
2014
Lancement de l'opération Barkhane
2020-2021
Coups d'État au Mali
2022
Retrait français du Mali, arrivée de Wagner
2023
Coup d'État au Niger, fin de Barkhane

Analyse approfondie

La crise au Sahel est une crise multidimensionnelle mêlant extrême pauvreté, changements climatiques, faiblesse des États et montée du terrorisme jihadiste. Des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique exploitent ces fragilités pour étendre leur influence, provoquant des violences massives contre les populations civiles et les forces nationales. Cette insécurité chronique a conduit à des déplacements de population internes et régionaux. L’incapacité des gouvernements à endiguer la menace a favorisé une série de coups d’État militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Les juntes au pouvoir justifient leur prise de force par l’échec des régimes précédents. Elles ont souvent rompu les accords de défense avec l’ancienne puissance coloniale française, précipitant le retrait des forces de l’opération Barkhane et de la force européenne Takuba. Ce retrait a créé un vide sécuritaire partiellement comblé par le groupe paramilitaire russe Wagner, puis par l’entreprise ’Africa Corps’, offrant un soutien militaire en échange de ressources ou d’influence politique. La région est désormais le théâtre d’une compétition d’influence entre puissances extérieures, tandis que les perspectives de stabilisation et de développement s’éloignent pour les populations sahéliennes.