La puissance à l’ère contemporaine : une notion multidimensionnelle
La puissance ne se limite plus à la seule force militaire ou à la taille du territoire. Elle s’évalue désormais à travers des critères composites : économie, influence culturelle, maîtrise technologique et capacité à produire des normes internationales. La notion de soft power, conceptualisée par Joseph Nye, décrit cette capacité d’attraction et de persuasion. Les États-Unis et la Chine illustrent aujourd’hui des modèles de puissance distincts, combinant chacun des éléments de hard et de soft power.
Les enjeux des frontières dans la mondialisation
La mondialisation a complexifié le rôle des frontières. Si les flux économiques et informationnels tendent à les rendre plus poreuses, elles restent des marqueurs essentiels de souveraineté et d’identité. On observe des dynamiques contradictoires : dépassement (comme dans l’espace Schengen) et raffermissement (avec la construction de murs). Les frontières maritimes, définies par la Convention de Montego Bay, sont devenues des enjeux géopolitiques majeurs pour le contrôle des ressources.
L’historien et les mémoires : le cas de la Seconde Guerre mondiale en France
L’étude des mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France montre comment le récit national a évolué. Après une période dominée par le mythe résistancialiste, les travaux des historiens ont fait émerger des mémoires concurrentes, comme celle de la Shoah ou de la collaboration. La reconnaissance officielle par Jacques Chirac en 1995 de la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs marque un tournant. L’historien travaille ainsi à l’intersection de la science et d’une demande sociale de mémoire.
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